Retrouver les membres de la famille
Un billet type sur une piste généalogique, à remplacer par votre propre texte.
Lire la suiteOriginaire du Pays basque, alors terre de Navarre, la famille s'installe à Paris à la fin du XVIe siècle, avant d'essaimer, au fil des générations, dans de nombreux autres pays. Issue de la noblesse de robe, elle a toujours été tournée vers le service du royaume puis de l'État — avocats, juristes, notaires. Ce site rassemble notre histoire, nos archives et les nouvelles de la famille.
Blason et couronne comtale de la famille
L'histoire de la famille remonterait au Pays basque, alors terre du royaume de Navarre. Ces nobles navarrais se seraient installés à Paris en 1589. Le nom « de La Marnierre » viendrait d'une terre donnée par le roi.
En 1696, Louis XIV ordonne par édit que toute personne portant des armoiries les fasse enregistrer contre paiement. C'est dans ce cadre qu'une ordonnance de 1698 fait enregistrer les armes de Nicolas Phelippes, sieur de La Marnierre, avocat à la cour de Paris.
Au début du soulèvement mené par Toussaint Louverture, Eustache-Aimée Mallelon, fille d'un riche propriétaire de Saint-Domingue et épouse de François Daniel Phelippes de La Marnierre, est cachée par ses esclaves dans un tonneau de mélasse et embarquée pour New York. Après un naufrage au large de la Caroline du Sud, elle parvient à rejoindre son mari.
C'est à la cour de Perse que Louise de La Marnierre écrit l'un des chapitres les plus singuliers de cette histoire familiale. Lectrice à Naples puis à Florence sous l'Empire, elle s'installe en Perse dès 1818 et devient préceptrice puis gouvernante à la cour qadjare. En 1836, elle part explorer le Fars avec le peintre Ahmad Naqqash ; son journal illustré, offert au chah en 1838, est conservé au Metropolitan Museum of Art.
Sources : O. Coloru, « Louise de la Marnierre : a French woman at the Qajar court », ASTENE Bulletin 87 (2022) ; J. Calmard, Studia Iranica 46 (2017) et 49 (2019) ; The Metropolitan Museum of Art, accession 2019.116.La famille paie un lourd tribut à la Première Guerre mondiale : plusieurs de ses membres tombent au front entre 1914 et 1918.
Le docteur Daniel Phélippes de La Marnierre tient une clinique à Brest, où le couple est installé. Son épouse Yvonne (née Rousseau-Dumarcet) entre en résistance en 1943 ; ensemble, ils hébergent et convoient des aviateurs alliés depuis le château de Kerouartz. Menacés d'arrestation, ils se réfugient à Morlaix en 1944. Une rue de Brest porte leur nom depuis 1984.
Source : Mémoires des Résistants et FFI de l'arrondissement de Brest — resistance-brest.netFille du docteur Daniel et d'Yvonne, Maryse grandit à Brest, où elle naît en 1926. Adolescente, elle prend part elle aussi à la résistance familiale, puis épouse en 1946 l'officier américain Donald McKeon. Suit une vie parcourue au fil de ses affectations — France, Allemagne, Maroc, Congo belge, Mexique — avant Tampa en 1971, où elle meurt en 2002.
Source : Jay Cridlin, « Maryse McKeon 1926-2002 // She was at home on three continents », Tampa Bay Times, 14 juin 2002.Fidèle à cette tradition de service, Edmond de La Marnierre occupe pendant de nombreuses années la chaire de droit notarial à la Sorbonne, et préside la Chambre des notaires de France.
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Le château d'Écoman et la maison du Raincy ont depuis longtemps quitté la famille — ces photographies en gardent la mémoire.
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